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Marie Menant, bénévole Don en Confiance

Ancienne cadre dirigeante chez ENGIE, Marie Menant a effectué l’essentiel de sa carrière au sein des groupes énergéticiens EDF et Gaz de France dans les filières ressources humaines, gestion des talents, éthique et conformité notamment. Investie bénévolement en parallèle pendant 20 années dans le secteur associatif pour promouvoir la défense et l’extension des droits de l’homme, elle a choisi de rejoindre le Don en Confiance en 2018, pour retrouver le plaisir du bénévolat et le partage actif des valeurs auxquelles elle est attachée.

Mon aventure au Don en Confiance a commencé quelques mois avant ma retraite. J’avais le souhait d’un engagement bénévole et projetais d’entamer une recherche le moment venu, lorsque j’ai eu connaissance de l’offre de mission du Don en Confiance pour un « responsable des ressources humaines bénévoles ».

J’ai immédiatement perçu que le triptyque ressources humaines – éthique du don -secteur associatif correspondait à mes attentes et, d’une certaine façon, à mon expérience professionnelle. C’est ainsi qu’au printemps 2018 j’ai rejoint la belle équipe du Don en Confiance.

La mission de responsable des ressources humaines bénévoles consiste à recruter et former les bénévoles nécessaires à notre activité de contrôle et d’agrément. Le premier enjeu est d’identifier les candidats potentiels en publiant nos annonces sur le périmètre le plus large possible : réseau d’anciens élèves des grandes écoles, sites dédiés au bénévolat, réseaux sociaux tel LinkedIn, etc. Il faut souligner que le réseau des connaissances personnelles de chacun de nos bénévoles reste une des sources d’attractivité les plus efficaces.

Pour le secteur associatif, la recherche de bénévoles conditionne la survie de l’activité. La particularité pour le Don en Confiance est que nous sommes sur un bénévolat de compétences qui nécessite un engagement dans la durée : les contrôleurs ont besoin de temps pour connaître et comprendre les associations, nouer avec elles des relations de confiance, apprécier si elles réunissent les conditions d’obtention du label « Don en confiance ».

Dans la fonction ressources humaines, et particulièrement d’animation des talents que j’ai exercée en entreprise, les leviers de motivation étaient multiples : rémunération, évolution de carrière, élargissement des responsabilités…il en va différemment pour le bénévolat.

La grande majorité de nos bénévoles sont retraités, le contrat qui les lie au Don en confiance est un contrat moral. Le moteur de la fidélité repose uniquement sur l’intérêt de la mission, le plaisir du lien social sur la base de valeurs partagées et le sentiment d’utilité sociale que l’on retire du bénévolat.

Je me souviens de mon étonnement, lors de la préparation de la journée des bénévoles de 2019, devant la variété et la qualité des compétences et des expériences réunies au sein du Don en Confiance. Bien des start up et des entreprises rêveraient d’un tel panel !

Tout l’enjeu de la mission de responsable des ressources humaines bénévoles consiste à accroître le nombre de bénévoles recrutés en maintenant la même qualité de profil. Cela place la barre assez haut et j’aime ce challenge.

Le milieu associatif, et particulièrement le secteur de la générosité publique, assure une part importante de l’aide aux personnes dans la société. La confiance des donateurs et l’engagement des bénévoles sont déterminants. Y prendre part, même modestement, par ma contribution au Don en Confiance est une grande satisfaction.

DEVENEZ CONTRÔLEUR(E) BÉNÉVOLE AU DON EN CONFIANCE !

Le Don en Confiance est à la recherche de nouveaux bénévoles dans toute la France pour assurer la fonction de contrôleur d’une (ou deux) organisation(s) labellisée(s) aux côtés de la centaine de bénévoles qui constituent actuellement les équipes.

ð Pour plus d’information sur la mission, cliquez ci-après
Plus de renseignements sur les profils recherchés et les démarches à suivre

Jean-François Lemoux

Diplômé d’HEC et ancien haut dirigeant d’une grande compagnie d’assurance, Jean-François Lemoux a effectué toute sa carrière professionnelle dans l’Assurance. Pour nous, il revient sur les raisons de son engagement associatif et évoque sa jeune expérience en pleine pandémie au sein du Don en Confiance dont il a rejoint les équipes de bénévoles-contrôleurs en 2020.

Diplômé d’HEC, j’ai effectué toute ma carrière professionnelle dans l’Assurance, et l’ai achevée en 2011 comme Directeur International d’une grande société d’assurance mutuelle. Après mon départ en retraite, j’ai maintenu un contact étroit avec ce secteur, d’abord en pilotant un Executive-Mba pour l’Université Paris-Dauphine, puis en siégeant pendant 5 ans au Collège de l’Autorité de Supervision de la Banque et l’Assurance (ACPR).

Au terme de ce mandat, j’ai souhaité prendre du champ par rapport à ces activités, et me suis tourné vers l’univers du bénévolat. C’est HEC Bénévolat qui a été à l’origine du contact avec le Don en Confiance. Nous étions à quelques jours du premier confinement, si bien que mon recrutement, ma formation, et toutes les étapes ultérieures, se sont faites à distance. Ayant rejoint le Don en mars 2020, je n’ai assisté à ma première réunion physique qu’en septembre 2021… !

Une telle situation, inimaginable il y a encore 2 ans, ne m’a pourtant pas empêché de conduire ma première mission de Contrôle et de rédiger le rapport d’Agrément triennal d’une fondation qui se concentre sur la recherche pour le cancer puis de prendre la responsabilité d’un Cercle de contrôleurs. Ceci a été rendu possible par la qualité des process du Don en Confiance, et la disponibilité de la petite équipe des permanents.

J’ai eu aussi la chance d’intervenir auprès d’une organisation structurée, rigoureuse, bien rodée aux exigences du Don en Confiance.
Après cette première période, passionnante mais un peu bizarre, en « distanciel », j’ai pu enfin tisser des liens aussi riches que diversifiés avec les Contrôleurs du Cercle, les Permanents, les Commissaires et tant d’autres bénévoles. Ai-je besoin de dire que le moment le plus gratifiant de ce bref parcours fut certainement ma première réunion de Cercle au siège du Don en Confiance en septembre dernier, et le déjeuner qui suivit avec mes collègues…

Mais il faut aussi parler des organisations que nous contrôlons, et qui sont pour beaucoup dans l’intérêt de nos missions. D’abord, il faut comprendre que l’on s’inscrit dans un processus de contrôle permanent qui nécessite d’établir une relation approfondie, qui se doit d’être rigoureuse, tout en restant bienveillante, avec l’équipe dirigeante de l’Association ou de la Fondation. Je découvre toute la diversité de cet univers, de la recherche médicale au plaidoyer, en passant par la protection de l’enfance, des animaux, le soutien aux défavorisés … certaines des organisations sont nationales, d’autres internationales, centralisées ou fédératives, totalement financées par la générosité publique ou largement dépendantes de subventions ou d’activités commerciales…

Tout cela constitue une formidable ouverture sur un monde très différent de celui que j’ai pu connaître dans mon parcours professionnel.
J’ai le sentiment à la fois de capitaliser sur tout ce que j’ai appris dans le monde de l’entreprise, en termes de gouvernance, de process, de communication, de relations humaines… et, en même temps, de découvrir un monde, des enjeux, des ambitions, des parcours, fort différents. Qu’aurais-je pu rêver de mieux pour une retraite active ?

Catherine Amiel, bénévole au Don en Confiance

Contrôleuse bénévole depuis 2 ans et membre active de la cellule juridique du Don en Confiance, Catherine Amiel est en charge d’une organisation qui œuvre pour la solidarité internationale. Pour nous, elle revient sur les raisons de son engagement associatif et son expérience au sein du Don en Confiance.

Depuis toujours l’engagement associatif a une place importante dans ma vie. Il s’est notamment manifesté au travers du soutien aux enfants en situation de handicap. D’ailleurs, j’ai moi-même participé à la création d’une association apportant une aide concrète et pragmatique aux enfants dyspraxiques, un handicap peu connu.

C’est en lisant un dossier spécial sur l’économie sociale et solidaire que j’ai appris l’existence du Don en Confiance. Cette découverte coïncidait avec mon départ en retraite. Je cherchais alors une activité bénévole qui s’appuierait à la fois sur mon expérience de fonctionnaire d’Etat et sur mes années de mission associative.

En tant que contrôleure, je cherche à adopter le point de vue du donateur. La fraude, l’abus de faiblesse et le défaut de probité sont des traits de notre société. Les scandales brisent sporadiquement la confiance du public en des organismes que l’on croyait au-dessus de tout soupçon. Il importe que des organisations de contrôle tel que le Don en Confiance existent.
La mission de contrôleure nécessite de disposer d’une familiarisation minimale avec les modes de gouvernance, de gestion et de fonctionnement de ces organismes économiques. Car au-delà de leurs missions caritatives, les associations et fondations fonctionnent comme des entreprises.

Le soutien apporté par l’équipe des permanents du Don en Confiance, par sa disponibilité, son écoute et sa compétence, permet de combler rapidement les manques de connaissance auxquels est confronté nécessairement tout nouveau contrôleur-bénévole. Cela s’effectue toujours dans un esprit de bienveillance.

L’engagement bénévole est un des moyens les plus percutants pour continuer à se sentir utile lorsque la vie active a cessé! J’ai eu la chance de me voir confier une organisation de solidarité internationale qui me permet de découvrir le fonctionnement d’un secteur que je connaissais peu. Je souhaite lui apporter le meilleur de mon expérience professionnelle du contrôle. Cette mission me permet également de continuer à apprendre, faire fonctionner mes neurones et échanger avec des experts sur de nombreux sujets tels que les atouts et les limites de la philanthropie.

Le milieu associatif est le miroir de notre société et de notre économie. Être acteur en son sein, c’est jouer pleinement son rôle de citoyen. Ceci représente une des raisons de mon besoin d’association.