Depuis 1994, « À Chacun son Everest! » a accueilli à Chamonix plus de 6.000 enfants et femmes en rémission d’un cancer pour les aider à trouver ce fameux second souffle qui permet de surmonter la maladie. Christine Janin, alpiniste et médecin, au palmarès exceptionnel de première française au sommet de l’Everest, première femme au pôle nord à pied et première européenne à avoir réalisé l’ascension du plus haut sommet de chaque continent, a élaboré ces séjours en s’appuyant sur le parallèle symbolique entre les difficultés d’une ascension et celles du parcours vers la guérison. Rencontre avec une dame de pics et femme de coeur, fondatrice de « À Chacun son Everest! », association caritative devenue sa fierté.

Les femmes et les enfants d’abord !

Tout le monde ne peut atteindre le sommet de l’Everest bien sûr, en revanche tout le monde a son Everest.  Si on reste dans la symbolique, pour atteindre son « Everest », il faut oser, croire en soi et écouter ses besoins. Beaucoup de femmes que je vois dans le cadre de ma mission associative sont frustrées, en proie à une vie qui ne leur correspond plus, avec des envies qu’elles n’osent assumer finalement. Je les guide pour aller chercher cette petite étoile en elles.

Vous êtes la première française à avoir atteint l’Everest en 1990, que signifie pour vous l’expression « parvenir au sommet » ? Est-ce une question de vie ou de mort ? Une route qui conduit au bonheur ?

En fait c’est un chemin de vie. Je ne l’ai pas vraiment choisi, je l’ai juste accepté. Bien évidemment, j’avais l’expérience et l’envie de grimper au sommet mais pour moi l’Everest reste surtout un symbole. Au fond, nous avons tous des « Everest », un élan qui nous permet d’aller au bout de nos rêves, de nos projets.

La question est plutôt, une fois le sommet atteint comment en redescendre. Ce n’est pas une question de vie ou de mort c’est plutôt une question de « vivre ». Vivre sa passion, ses envies.

Je suis médecin. A titre personnel, ce choix m’a conduit à appliquer une médecine que je qualifierais de « médecine de l’Everest » ou « médecine de l’âme » dont le message consiste à dire « osez », « suivez votre cœur », « allez jusqu’au bout de vos projets en acceptant les difficultés », « Croyez-en vous » !

Quels sont selon vous les chemins à emprunter pour atteindre ce but (valeurs morales, conditions physiques et psychologiques…) ?

Tout le monde ne peut atteindre le sommet de l’Everest bien sûr, en revanche tout le monde a son Everest.  Si on reste dans la symbolique, pour atteindre son « Everest », il faut oser, croire en soi et écouter ses besoins. Beaucoup de femmes que je vois dans le cadre de ma mission associative sont frustrées, en proie à une vie qui ne leur correspond plus, avec des envies qu’elles n’osent assumer finalement. Je les guide pour aller chercher cette petite étoile en elles.

Lors de ma dynamique d’ascension de l’Everest vous savez, à un moment j’ai reculé, pris un peu de distance et puis je suis repartie, j’ai osé l’improbable, doublé les étapes. Les conditions météorologiques me le permettaient. Tout semblait aligné. Je l’ai atteint en 34 heures. J’ai pris un risque, mesuré certes sous contrôle mais j’ai pris le risque d’oser. Il faut savoir dans les faits reconnaître les synchronicités de la vie, accepter de se laisser déstabiliser, faire confiance à son intuition. Tout un processus de sublimation qui se met en place et apporte une réelle satisfaction.

Vous avez créé en 1994 « À chacun son Everest ! », avez-vous toujours cru en la nature comme génératrice d’émotions et peut-être finalement comme espace de réconciliation avec la vie ?

Non seulement j’y croyais mais je le vivais. La nature couplée à l’intensité physique pour atteindre le « beau » était ma drogue, un besoin, ma raison de vivre. Grimper l’Everest a été une évidence. Ensuite, je suis partie faire un tour du monde, franchir les plus hauts sommets de chacun des continents pour – si j’ose dire – clore le dossier. Pendant ce périple j’ai ressenti que l’expérience touchait à sa fin, d’ailleurs j’ai terminé fatigué mon corps m’a dit « stop ».

Je ne savais encore quelle route emprunter mais en tant que médecin, j’avais déjà rencontré des enfants à l’hôpital pour leur raconter mon histoire. Quelque part ce sont eux qui m’ont pris la main, m’ont ouvert la voie. Leur désir de m’entendre relater mon expérience, de vouloir la partager a tracé mon chemin. J’ai le souvenir d’un petit Michaël à qui j’ai proposé de l’accompagner à la montagne pour son plus grand bonheur. Tout a découlé de là. Soutenue par le milieu hospitalier, j’ai commencé à instaurer des séjours plutôt sportifs composés de randonnées dont une de 800 mètres de dénivelé, d’ascension sur la mer de glace, de nuitées dans des refuges… Des choses hallucinantes pour des gamins de 12 ans qui parfois avaient encore un cathéter. J’étais bien évidemment secondée par un médecin et des infirmières sur chaque séjour. Nous étions précurseurs dans la démarche mais avions conscience de les aider à retrouver le chemin de la guérison et quelque part celui de la réconciliation avec la vie. Le projet « À Chacun son Everest !» sur lequel nous reviendrons s’est alors consolidé. Il est basé sur l’énergie, l’amour, la confiance, le partage et l’écoute.

En tant que médecin, pensez-vous que l’énergie de la nature puisse avoir des vertus curatives concrètes ?

Oui. J’aime bien rappeler aux enfants la règle des 4 « P ». 4 Plaisirs par jour. Cela les fait sourire. L’énergie vient de l’amour, du plaisir, de la joie. La joie est la plus belle des émotions, elle stimule l’immunité, avive la flamme intérieure. La pensée positive a des vertus curatives, c’est certain. Et la nature par l’émerveillement qu’elle génère induit du positif, de la joie.

Quand les enfants arrivent à Chamonix et qu’ils voient le Mont Blanc, ils sont sidérés, contemplatifs, happés par la magie, le côté magistral. Heureux. C’est un chemin concret vers la guérison.

Parlez-nous de votre projet, comment en avez-vous eu l’idée et quels en sont tous les contours?

Les choses sont venues d’elle-même, parties déjà d’une rencontre avec les enfants malades comme je vous l’évoquais plus haut. Un professeur de l’hôpital St-Louis m’a dit un jour « Et si tu emmenais ces enfants à la montagne ? ». J’ai osé la première fois partir avec 10 que je connaissais et la magie a immédiatement opéré. La route était tracée.

Forte de ce constat, j’ai ensuite créé l’association avec pour leitmotiv le partage et le lâcher prise pour enfants et femmes en rémission. Partir pour un ailleurs, laisser ses parents pour les uns, ses charges quotidiennes parfois sacrément lourdes pour les autres. Se faire bichonner par nos équipes et se ressourcer avec nos programmes proposant yoga, méditation, sophrologie, Qi Gong, massages ; tout un panel de soins « bien-être » couplé à des activités physiques de randonnées, d’escalades, de parcs-aventure. Nous proposons également des espaces de paroles et la possibilité de rencontrer des psychologues.

Comment s’organisent vos séjours et que proposez-vous aux femmes ? Aux enfants ?

Les séjours pour les enfants s’organisent en été, ceux pour les femmes le reste de l’année dans une maison de 3 étages possédant 6.000 m² de terrain à Chamonix. Les programmes sont très denses. Aux enfants, nous proposons de la randonnée, de l’escalade, de l’accrobranche, de jolies veillées, des séances de relaxation et même un peu de méditation et de yoga. Les femmes, quant à elles bénéficient en plus de ces prestations, d’un espace de paroles assez long avec une onco-psychologue ainsi que de massages, sophrologie, Qi Gong, un entretien individuel avec une psychologue et d’un shooting photo aussi leur permettant de travailler sur l’image de soi, une séance de sonothérapie. Nous tenons vraiment à ce qu’elles se laissent choyer.

En ce qui concerne la nourriture, elle participe au bien-être général également, c’est pourquoi nous la voulons bio, délicieuse, colorée, diététique, tout en plaisir. 

Encore une fois notre philosophie repose sur le partage. Chacun est écouté, reconnu dans sa problématique et peut de façon naturelle souffler dans une sorte de parenthèse enchantée, une bulle, en se laissant aller à tous types d’émotions, pleurer si nécessaire.

Vous dîtes « faire de la médecine de l’âme » donc et « avoir transformé votre Everest en plein d‘Everest », qu’est-ce que cela signifie concrètement dans votre vie de tous les jours ? Que vous apporte ce projet ?

Tout cet amour me nourrit. Ces séjours font du bien, je remets du sourire, des élans dans les cœurs en diffusant mon énergie. C’est très gratifiant, presque magique. Je vois souvent des femmes arriver épuisées et tristes, repartir pleine de vie et d’envies en ayant créé des liens solides. Elles ne se quittent plus, deviennent amies et savent qu’elles peuvent aussi désormais compter sur elles et sur nous.

Quel est le ressenti des enfants et des femmes qui vivent l’expérience de « À Chacun son Everest ! » ?

Il y a un « avant » et un « après » l’expérience de « À chacun son Everest !». Nous sommes comme une famille et ceux et celles qui passent par nos séjours repartent avec la pêche et plein d’une nouvelle énergie. Un des médecins qui me confie des patientes me dit souvent « Lorsque les femmes passent par tes séjours, elles n’ont plus peur ». Je les aide à transformer leurs craintes, cet « Everest » pour en faire une force incroyable. Faire le deuil de la vie d’avant et apprendre à « vivre avec » à fond. 

La maladie et un sommet, deux challenges qui peuvent paraître insurmontables, pouvez-vous nous raconter votre plus belle histoire ?

Toutes les semaines je vois des histoires incroyables de la part d’enfants qui gardent le contact avec nous. L’un est devenu champion d’escalade, un autre est aujourd’hui dans l’équipe du 15 de France.

Beaucoup reviennent après plusieurs années pour nous dire qu’ils ont été transformés par nos séjours. Ils arrivent accompagnés d’amis ou de parents à qui ils souhaitent faire visiter la maison, revivre un moment avec eux les souvenirs de cette expérience unique qu’ils ont vécus.

Tous nos enfants sont des « Champions ». Les affirmations positives que nous distillons ont une réelle incidence sur leur capacité à développer de la confiance en eux. Ils les gardent dans leurs cœurs comme un trésor pour évoluer dans leurs vies.

Pratiquer des activités de haute montage demande une très bonne condition physique. En rémission, cela peut sans doute parfois être impossible, comment choisissez-vous les candidats à l’expérience ? Quelles aptitudes faut-il avoir ?

Je ne choisis pas les candidats, je les accueille. Avec l’équipe ensuite, nous nous mettons à leur service, à leur écoute. Nous leur apprenons à respirer, à reprendre confiance en eux. Nos bénéficiaires ne viennent pas chercher que « un sommet », ils viennent surtout se chercher. Se prouver qu’ils sont capables. Leur Everest !

Mon rôle à moi est de les accompagner par paliers. Nous évaluons au fils des jours leurs capacités, jusqu’où ils sont capables d’aller. Toute la subtilité réside dans le fait de savoir les emmener vers leur « Everest », celui qui ne les mettra jamais en position d’échec. Certains sont déjà sportifs, d’autres fatigables rapidement, il faut savoir s’adapter à leur niveau et parfois savoir dire « non ».

L’état médical peut aussi justifier un refus en effet mais lorsque l’on sait expliquer à l’enfant et à ses parents qu’un séjour est prématuré, ils comprennent. Ces enfants ont une maturité incroyable. Tous les dossiers médicaux que l’on demande en amont des séjours sont validés par le Professeur André Baruchel, chef du service d’Onco-pédiatrique de l’hôpital Robert-Debré, avec qui j’ai créé l’association. Nous devons être vigilants à ne pas accueillir des enfants trop fragiles médicalement.

Comment s’organise votre équipe ? Est-elle composée essentiellement de permanents ou de bénévoles ?

Je suis la Directrice de l’association et suis secondée par un adjoint pour toute l’organisation logistique des séjours. A nos côtés, pour les enfants, nous avons un médecin et une infirmière, une directrice de colo (BAFD), 2 animateurs, tous bénévoles ainsi qu’un photographe, une cuisinière, une femme de ménage. En ce qui concerne la partie administrative et la comptabilité, une équipe du bureau de 5 permanents. Parallèlement l’association fait appel à plusieurs intervenants pour chaque séjour : guides, accompagnateurs, prof de yoga et de Qi Gong, coach, psy…

Au final, « À Chacun son Everest !» dispose d’une dizaine de salariés auxquels s’ajoutent tous les intervenants. Et bien sûr de nombreux bénévoles. 

Quelles qualifications faut-il avoir pour vous accompagner dans votre projet ? Comment sont formées vos équipes ?

Les formations sont plutôt orientées vers la partie administrative et communication (gestion des dossiers, des dons, de la comptabilité, du site internet…). Les intervenants sont, quant à eux, des professionnels indépendants qui font ou ont fait des formations en dehors de tout soutien de l’association.

Et en termes de communication, comment faites-vous connaître vos missions ? Travaillez-vous avec les hôpitaux ?

Nous travaillons avec tous les services d’onco-hématologie pédiatriques. Ils nous connaissent depuis plus de 25 ans maintenant. Dans chaque service nous sommes en lien avec un référent qui maîtrise bien les enjeux de l’association et nous propose les enfants.

Nous leur envoyons parfois un best-of vidéo de la fin de certains séjours pour que les soignants partagent et découvrent leur magie et toutes les émotions des sommets. Cela nous permet de garder du lien.

Pour les femmes, j’évite la communication. « À Chacun son Everest !» compte beaucoup trop de demandes par rapport à ses capacités d’accueil. Nous privilégions les femmes de la région Rhône-Alpes (Annecy, Lyon, Grenoble, Evian, Thonon…) et Paris en collaborant avec Curie, l’IGR ou Saint-Louis.

Et bien sûr, nous communiquons sur nos réseaux sociaux, envoyons des newsletters et réalisons un journal annuel. Plus dans l’esprit de partager nos actualités avec notre réseau, nos bénéficiaires, nos bénévoles et nos partenaires (cette belle cordée solidaire qui nous accompagne dans l’aventure) que de nous faire connaître du public.

Combien d’enfants et de femmes en rémission ont été accompagnés par l’association ?

Depuis le début de notre aventure, nous avons proposé 341 séjours à 4.676 enfants et 118 séjours à 1.412 femmes auxquels s’ajoutent 300 soignants accompagnés durant la période COVID. Ces séjours « express » pour tout type de personnels hospitaliers (médecins, infirmières, cadres, lingères…) ont permis à des hommes et des femmes en grande difficulté psychologique de partir reboostés. Nous leur avons proposé des randos, de l’escalade, du yoga, du Qi Gong, des espaces de paroles et d’entretien avec des psychologues, des massages sonores. Ce mélange de soins a mis en relief que tous, quelle que soit leur discipline, souffraient. Cette pandémie a bouleversé le corps médical. J’ai vu des médecins pleurer, des cadres de direction à l’agonie, certains même parler de suicide. Tous dans un état dramatique. Pas un seul n’a parlé d’argent (et dieu sait s’ils sont mal payés), pas un seul ne renie son métier mais tous étaient à bout, désespérés de vivre cette horreur, la peur au ventre. On les a aidés, écoutés, rassurés et fournis quelques outils pour prendre soin d’eux.

Les femmes sont rares sur le toit du monde, pourquoi ?

Elles ont raison, en fait. C’est très douloureux et extrême ! Il y a toutefois de plus en plus de femmes qui tentent l’expérience (une centaine aujourd’hui) mais l’ascension reste quand même une épreuve plutôt réservée aux hommes.

Que pensez-vous du livre d’Anne Benoit-Janin sur Les Népalaises de l’Everest ?

J’ai rencontré Anne Benoit-Janin. Elle m’a interviewée au sujet d’une sherpani qui était dans mon équipe, a réussi l’ascension de l’Everest mais y a laissé sa vie deux ans plus tard. Il s’agit de la belle PASANG LHAMU Sherpa.

Son livre, je le trouve formidable. Le Népal est un pays corrompu, sans mari là-bas les femmes ne valent plus rien. Au Népal, où le suicide est la première cause de mortalité féminine, une poignée de femmes brave le poids des coutumes pour réaliser leur rêve et devenir les égales des hommes. Elles sont alpinistes, Sherpanis (ethnie de la vallée de l’Everest) pour la plupart, et gravissent les plus hauts sommets du monde. Elles osent, grimpent, s’émancipent. De belles leçons de courage !

Comment vous financez-vous ?

Tous nos donateurs et nos partenaires sont très fidèles. J’ai une chance inouïe. On garde beaucoup de liens avec eux, on leur fait part de notre avancée. De nombreux partenaires sont même devenus des amis. Ils ne peuvent plus nous quitter (sourire).

Par exemple cela fait 20 ans que Carrefour Market nous offre toute la nourriture. Mes équipementiers, le Vieux Campeur, répond toujours présent depuis mes premières expéditions. En revanche, ils restent tous vigilants et savent à quoi se destinent les dons. Ils sont les bienvenus pour venir constater et partager un moment avec nous « à la maison » afin de mieux appréhender d’ailleurs comment nous les utilisons.

94% de nos dons sont liés à la générosité du public (22% sont des dons de particuliers, 10% sont des manifestations, 42% proviennent des partenaires et entreprises et 20% des legs). Nous avons très peu de subventions publiques, un peu du Conseil régional et départemental, pas sur du fonctionnement mais sur des opérations (constructions, aménagements…).

Nous y arrivons très bien comme cela !

Avec le Don en Confiance, vous participez à l’évolution de la déontologie pour le secteur, en quoi est-ce important pour la société ?

« À Chacun son Everest !» a été, je pense, une des plus petites associations à comprendre la nécessité de la transparence et donc à demander dès 2004 à se faire aider sur le sujet. Nos comptes sont publiés en toute transparence. Il en va du respect de nos donateurs. Je ne sais pas faire autrement, pour moi c’est juste une évidence.

Quel chemin avez-vous parcouru depuis votre labellisation ?

Notre Comité de finance et les contrôleurs du Don en Confiance se réunissent régulièrement pour faire un bilan. Cela nous permet une vigilance sur l’utilisation des dons, d’obtenir aussi des recommandations sur la bonne gestion de l’association (gouvernance, communication, gestion financière, comptable…).

De quelles manières, le Don en Confiance encourage ses associations membres à évoluer ?

Nous sommes toujours dans une démarche d’évolution à la recherche de « l’excellence ». Nous ne perdons jamais de vue qu’il est indispensable de respecter les donateurs, nos bénéficiaires, les intervenants et au final la « société » dans son ensemble.

Depuis notre adhésion, nous avons eu à faire à 3 contrôleur(euses)s avec lesquels nous avons appréciés collaborer.  Les membres de notre Comité de finance se réunissent tous les 2 mois et s’entretiennent tous les semestres avec l’actuelle contrôleuse du Don en Confiance.

Comme notre contrôleuse participe régulièrement aux réunions du Don en Confiance (qui inclut la vision des contrôleurs d’autres associations labellisées), elle nous fait bénéficier de l’expérience et l’expertise de nos homologues, notamment pour la construction de « l’essentiel »* dont la forme a changé cette année. Elle nous apporte un œil vigilant, est très pointue sur la présentation des données du document pour en assurer la transparence pour les donateurs. Par ailleurs la contrôleuse du Don en Confiance supervise en détails l’utilisation des fonds qui proviennent de la générosité du public.

Vos projets pour l’avenir ?

Continuer, évoluer, faire monter en puissance l’association et assurer sa pérennité. Dans l’idéal j’aimerais qu’il n’y ait plus de femmes et d’enfants malades…on peut toujours rêver !

Consolider l’équipe aussi, trouver de nouveaux soignants performants. Continuer à garder la qualité, le sur-mesure, aider, toujours et encore, notre public parfois dans la précarité, le besoin. Accompagner. Accueillir. Je n’ai pas choisi ce chemin, il s’est imposé à moi et est devenu MA mission. Je suis presque arrivée aujourd’hui au bas de la descente de l’Everest . Franchement, il y a eu de grands moments de doutes, des difficultés mais désormais, je sais que ça va durer. Et je suis fière d’accompagner ses enfants et ses femmes sur le chemin de la paix, de la liberté et de la joie.   

* L’Essentiel : Le Don en confiance préconise spécifiquement aux associations et fondations à but non lucratif faisant appel public à la générosité de réaliser chaque année un Essentiel. C’est un document d’information clair, synthétique et pédagogique destiné au grand public. Il décrit en quelques pages ce qu’est l’organisation, ses principales réalisations de l’année, l’ensemble des fonds reçus, leur origine et leur utilisation, en particulier ceux provenant de la générosité du public, et le cas échéant les principaux écarts par rapport aux années précédentes, ainsi que les événements significatifs intervenus dans l’année. En savoir plus : L’Essentiel