Rémi Raclet - Bénévole pour le Don en Confiance

Ancien cadre dirigeant chez GDF Suez (nouvellement ENGIE), Rémi Raclet a mis depuis 2013 ses compétences au service du Don en Confiance. Bénévole très investi, l’association lui propose en 2017 de devenir « animateur contrôle » faisant de lui l’un des piliers de la vie associative. Pour nous, il revient sur les raisons de son engagement associatif et son expérience au sein du Don en Confiance.

A la veille de mon départ à la retraite en 2013, j’ai frappé pour la première fois à la porte du Don en Confiance sans penser que la réalité de mon futur engagement bénévole dépasserait mes intentions de départ. Après des séances de formation, je me suis vu confier une mission de contrôle pour une association œuvrant dans les services médico-sociaux auprès d’enfants malades.

Fort de cette première expérience, j’ai eu envie de m’impliquer davantage pour le Don en Confiance. J’ai donc accepté de devenir responsable d’un « cercle de contrôleurs » encadrant un groupe de bénévoles pour lesquels j’organisais entre autres, des moments d’échanges qui nous permettaient d’exprimer nos questions, nos doutes et nos réussites. D’un rôle de contrôleur, très focalisé sur l’organisation que j’accompagnais, j’évoluais vers un rôle d’animation interne. Autre palier, en 2017, lorsque l’on m’a proposé de créer le poste « d’animateur contrôle », je suis alors devenu l’un des piliers de la vie associative, en collaboration avec la déléguée au contrôle.

Si j’ai conscience de la responsabilité qui m’est offerte, j’avoue trouver l’aventure passionnante par la dimension humaine, associative et personnelle qu’elle suppose.

La dimension associative m’a fait plonger dans cette mission de bénévolat et découvrir un monde à la fois riche et varié composé d’une centaine d’organisations labellisées « Don en Confiance ». Qu’elles soient locales, nationales ou internationales, aux ressources modestes ou au contraire importantes, toutes ont des missions sociales passionnantes. Notre rôle de « contrôleur bénévole » consiste à les accompagner au plus près de leurs enjeux ainsi que de modestement les aider à progresser. Par conséquent, nous développons beaucoup d’empathie pour leurs causes .

Mes différentes missions m’ont permis de rencontrer des hommes et des femmes, fondateurs ou dirigeants, passionnés, généreux et charismatiques, tous animés par les causes qu’ils défendent. Grâce à eux ma mission de bénévolat n’en est que plus captivante. Je garderai longtemps le souvenir de mes échanges avec ces personnalités ! J’admire également les bénévoles du Don en Confiance qui se sont engagés durablement dans une mission aussi exigeante que celle de contrôleur et suis toujours frappé par la force de leur investissement au service de notre mission.

A titre personnel maintenant, ces missions répondent à mes attentes de retraité. Celles de me rendre utile et de partager mon expérience. J’ai eu la chance d’avoir un parcours professionnel enthousiasmant dans différents groupes industriels et de séjourner dans plusieurs pays étrangers. Même si durant toutes ces années, j’ai obtenu quelques responsabilités dans des associations, j’attendais que la retraite me fournisse l’occasion d’un engagement plus fort et dans la durée. C’est chose faite grâce au Don en Confiance ! Cette aventure belle et passionnante se poursuit, je le pense, pour le bénéfice des organisations que nous accompagnons.

Catherine Amiel, bénévole au Don en Confiance

Contrôleuse bénévole depuis 2 ans et membre active de la cellule juridique du Don en Confiance, Catherine Amiel est en charge d’une organisation qui œuvre pour la solidarité internationale. Pour nous, elle revient sur les raisons de son engagement associatif et son expérience au sein du Don en Confiance.

Depuis toujours l’engagement associatif a une place importante dans ma vie. Il s’est notamment manifesté au travers du soutien aux enfants en situation de handicap. D’ailleurs, j’ai moi-même participé à la création d’une association apportant une aide concrète et pragmatique aux enfants dyspraxiques, un handicap peu connu.

C’est en lisant un dossier spécial sur l’économie sociale et solidaire que j’ai appris l’existence du Don en Confiance. Cette découverte coïncidait avec mon départ en retraite. Je cherchais alors une activité bénévole qui s’appuierait à la fois sur mon expérience de fonctionnaire d’Etat et sur mes années de mission associative.

En tant que contrôleure, je cherche à adopter le point de vue du donateur. La fraude, l’abus de faiblesse et le défaut de probité sont des traits de notre société. Les scandales brisent sporadiquement la confiance du public en des organismes que l’on croyait au-dessus de tout soupçon. Il importe que des organisations de contrôle tel que le Don en Confiance existent.
La mission de contrôleure nécessite de disposer d’une familiarisation minimale avec les modes de gouvernance, de gestion et de fonctionnement de ces organismes économiques. Car au-delà de leurs missions caritatives, les associations et fondations fonctionnent comme des entreprises.

Le soutien apporté par l’équipe des permanents du Don en Confiance, par sa disponibilité, son écoute et sa compétence, permet de combler rapidement les manques de connaissance auxquels est confronté nécessairement tout nouveau contrôleur-bénévole. Cela s’effectue toujours dans un esprit de bienveillance.

L’engagement bénévole est un des moyens les plus percutants pour continuer à se sentir utile lorsque la vie active a cessé! J’ai eu la chance de me voir confier une organisation de solidarité internationale qui me permet de découvrir le fonctionnement d’un secteur que je connaissais peu. Je souhaite lui apporter le meilleur de mon expérience professionnelle du contrôle. Cette mission me permet également de continuer à apprendre, faire fonctionner mes neurones et échanger avec des experts sur de nombreux sujets tels que les atouts et les limites de la philanthropie.

Le milieu associatif est le miroir de notre société et de notre économie. Être acteur en son sein, c’est jouer pleinement son rôle de citoyen. Ceci représente une des raisons de mon besoin d’association.

Eric Elghozi, bénévole au Don en Confiance

Membre de la Commission d’agrément depuis plus de 5 ans et contrôleur bénévole depuis 10 ans pour le Don en Confiance, Eric Elghozi a assuré ses dernières années de carrière en tant que Directeur général délégué au sein de Business France, un organisme au service du développement international des entreprises. Aujourd’hui en charge de 2 ONG à caractère international labellisées par le Don en Confiance, il nous fait part de son expérience au sein de l’association.

10 ans déjà !

10 ans que, ayant quitté l’EPIC où j’œuvrais, j’ai un beau jour choisi de rejoindre une organisation que je ne connaissais pas ! Elle répondait à plusieurs des critères de la nouvelle vie que je voulais mener : être utile, apprendre, faire fonctionner mes neurones, me régaler de rencontres, de réflexions. Et aussi rendre à cette société qui souffre, un peu de la chance qu’elle a toujours su me prodiguer.

Certes pendant des décennies, j’avais parcouru le monde pour promouvoir les savoir-faire des entreprises françaises. J’avais dirigé une belle maison, créé des expositions, analysé des situations, défendu des causes, reçu des personnalités de tous pays… Je savais bien des choses ! Mais je ne connaissais que peu de choses sur ce qui allait devenir une partie clef de ma deuxième vie professionnelle.

Alors après une suggestion de mes amis d’HEC bénévolat, un moment de réflexion, LA décision, les formations et hop, me voilà catapulté en tant que « Contrôleur » dans une magnifique organisation qui œuvre pour la solidarité internationale, et ensuite une organisation très différente, de plaidoyer. Plus tard, la Commission d’Agrément et de Contrôle, l’un des organes centraux du Don en Confiance m’a accueilli…

En 10 ans, certes j’ai pu me sentir parfois dépassé par la charge de travail, par ma méconnaissance de certains éléments, par le désir de dire, de conseiller…

Mais quelles véritables satisfactions quand guidant ces dizaines d’organisations, j’ai la certitude que notre accompagnement leur permet de progresser. Au détour d’une analyse, je vois la confiance des donateurs augmenter. Ou lorsque, dans mes cercles de relations ou d’amis, la question « à qui devrais-je donner? » trouve une réponse argumentée. En prenant un peu de recul, je comprends ce qu’est cet univers associatif, toujours en mouvement, sans cesse en recherche, n’ayant que comme seul objectif un monde meilleur, plus serein, plus juste…

 Et cet apport, infiniment modeste, que je peux faire à ces milliers de bénévoles, de chercheurs, de militants, de collaborateurs dans le monde entier, répond parfaitement à cet espoir un peu illusoire au seuil de ma nouvelle vie : utilité sociale et morale, apprentissage, partage, …

Je n’oublie pas aussi tous mes compères du Don en confiance : écouter et être écouté, partager cette énergie, analyser ensemble, respecter l’autre, et ne pas oublier cette bienveillance qui parfois confine à l’amitié, être un groupe, être une équipe mais aussi savoir observer seul, apporter sa touche, sa connaissance, sa compréhension et entendre une autre analyse, une autre compréhension…

10 ans déjà, et l’essentiel est là : j’ai depuis bien compris que si la générosité publique est l’un des moteurs du fonctionnement de ces organisations, l’éthique, la transparence, la probité associées à leur capacité d’évolution seules engendrent la confiance, et alors peut-être, ce monde progresse-t-il, un peu grâce à nous.

Bravo, les Associations et Fondations, bravo, le Don en Confiance.