François Gayral

Après une longue carrière dans le secteur marchand, convaincu par un ami contrôleur bénévole, François Gayral rejoint le Don en Confiance en 2016 avec pour objectif la recherche d’un engagement afin de contribuer à une meilleure cohésion sociale. Aujourd’hui responsable de cercle de contrôleurs, il nous raconte son aventure au Don en Confiance.

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Marie Menant, bénévole Don en Confiance

Ancienne cadre dirigeante chez ENGIE, Marie Menant a effectué l’essentiel de sa carrière au sein des groupes énergéticiens EDF et Gaz de France dans les filières ressources humaines, gestion des talents, éthique et conformité notamment. Investie bénévolement en parallèle pendant 20 années dans le secteur associatif pour promouvoir la défense et l’extension des droits de l’homme, elle a choisi de rejoindre le Don en Confiance en 2018, pour retrouver le plaisir du bénévolat et le partage actif des valeurs auxquelles elle est attachée.

Mon aventure au Don en Confiance a commencé quelques mois avant ma retraite. J’avais le souhait d’un engagement bénévole et projetais d’entamer une recherche le moment venu, lorsque j’ai eu connaissance de l’offre de mission du Don en Confiance pour un « responsable des ressources humaines bénévoles ».

J’ai immédiatement perçu que le triptyque ressources humaines – éthique du don -secteur associatif correspondait à mes attentes et, d’une certaine façon, à mon expérience professionnelle. C’est ainsi qu’au printemps 2018 j’ai rejoint la belle équipe du Don en Confiance.

La mission de responsable des ressources humaines bénévoles consiste à recruter et former les bénévoles nécessaires à notre activité de contrôle et d’agrément. Le premier enjeu est d’identifier les candidats potentiels en publiant nos annonces sur le périmètre le plus large possible : réseau d’anciens élèves des grandes écoles, sites dédiés au bénévolat, réseaux sociaux tel LinkedIn, etc. Il faut souligner que le réseau des connaissances personnelles de chacun de nos bénévoles reste une des sources d’attractivité les plus efficaces.

Pour le secteur associatif, la recherche de bénévoles conditionne la survie de l’activité. La particularité pour le Don en Confiance est que nous sommes sur un bénévolat de compétences qui nécessite un engagement dans la durée : les contrôleurs ont besoin de temps pour connaître et comprendre les associations, nouer avec elles des relations de confiance, apprécier si elles réunissent les conditions d’obtention du label « Don en confiance ».

Dans la fonction ressources humaines, et particulièrement d’animation des talents que j’ai exercée en entreprise, les leviers de motivation étaient multiples : rémunération, évolution de carrière, élargissement des responsabilités…il en va différemment pour le bénévolat.

La grande majorité de nos bénévoles sont retraités, le contrat qui les lie au Don en confiance est un contrat moral. Le moteur de la fidélité repose uniquement sur l’intérêt de la mission, le plaisir du lien social sur la base de valeurs partagées et le sentiment d’utilité sociale que l’on retire du bénévolat.

Je me souviens de mon étonnement, lors de la préparation de la journée des bénévoles de 2019, devant la variété et la qualité des compétences et des expériences réunies au sein du Don en Confiance. Bien des start up et des entreprises rêveraient d’un tel panel !

Tout l’enjeu de la mission de responsable des ressources humaines bénévoles consiste à accroître le nombre de bénévoles recrutés en maintenant la même qualité de profil. Cela place la barre assez haut et j’aime ce challenge.

Le milieu associatif, et particulièrement le secteur de la générosité publique, assure une part importante de l’aide aux personnes dans la société. La confiance des donateurs et l’engagement des bénévoles sont déterminants. Y prendre part, même modestement, par ma contribution au Don en Confiance est une grande satisfaction.

DEVENEZ CONTRÔLEUR(E) BÉNÉVOLE AU DON EN CONFIANCE !

Le Don en Confiance est à la recherche de nouveaux bénévoles dans toute la France pour assurer la fonction de contrôleur d’une (ou deux) organisation(s) labellisée(s) aux côtés de la centaine de bénévoles qui constituent actuellement les équipes.

ð Pour plus d’information sur la mission, cliquez ci-après
Plus de renseignements sur les profils recherchés et les démarches à suivre

Jean-François Lemoux

Diplômé d’HEC et ancien haut dirigeant d’une grande compagnie d’assurance, Jean-François Lemoux a effectué toute sa carrière professionnelle dans l’Assurance. Pour nous, il revient sur les raisons de son engagement associatif et évoque sa jeune expérience en pleine pandémie au sein du Don en Confiance dont il a rejoint les équipes de bénévoles-contrôleurs en 2020.

Diplômé d’HEC, j’ai effectué toute ma carrière professionnelle dans l’Assurance, et l’ai achevée en 2011 comme Directeur International d’une grande société d’assurance mutuelle. Après mon départ en retraite, j’ai maintenu un contact étroit avec ce secteur, d’abord en pilotant un Executive-Mba pour l’Université Paris-Dauphine, puis en siégeant pendant 5 ans au Collège de l’Autorité de Supervision de la Banque et l’Assurance (ACPR).

Au terme de ce mandat, j’ai souhaité prendre du champ par rapport à ces activités, et me suis tourné vers l’univers du bénévolat. C’est HEC Bénévolat qui a été à l’origine du contact avec le Don en Confiance. Nous étions à quelques jours du premier confinement, si bien que mon recrutement, ma formation, et toutes les étapes ultérieures, se sont faites à distance. Ayant rejoint le Don en mars 2020, je n’ai assisté à ma première réunion physique qu’en septembre 2021… !

Une telle situation, inimaginable il y a encore 2 ans, ne m’a pourtant pas empêché de conduire ma première mission de Contrôle et de rédiger le rapport d’Agrément triennal d’une fondation qui se concentre sur la recherche pour le cancer puis de prendre la responsabilité d’un Cercle de contrôleurs. Ceci a été rendu possible par la qualité des process du Don en Confiance, et la disponibilité de la petite équipe des permanents.

J’ai eu aussi la chance d’intervenir auprès d’une organisation structurée, rigoureuse, bien rodée aux exigences du Don en Confiance.
Après cette première période, passionnante mais un peu bizarre, en « distanciel », j’ai pu enfin tisser des liens aussi riches que diversifiés avec les Contrôleurs du Cercle, les Permanents, les Commissaires et tant d’autres bénévoles. Ai-je besoin de dire que le moment le plus gratifiant de ce bref parcours fut certainement ma première réunion de Cercle au siège du Don en Confiance en septembre dernier, et le déjeuner qui suivit avec mes collègues…

Mais il faut aussi parler des organisations que nous contrôlons, et qui sont pour beaucoup dans l’intérêt de nos missions. D’abord, il faut comprendre que l’on s’inscrit dans un processus de contrôle permanent qui nécessite d’établir une relation approfondie, qui se doit d’être rigoureuse, tout en restant bienveillante, avec l’équipe dirigeante de l’Association ou de la Fondation. Je découvre toute la diversité de cet univers, de la recherche médicale au plaidoyer, en passant par la protection de l’enfance, des animaux, le soutien aux défavorisés … certaines des organisations sont nationales, d’autres internationales, centralisées ou fédératives, totalement financées par la générosité publique ou largement dépendantes de subventions ou d’activités commerciales…

Tout cela constitue une formidable ouverture sur un monde très différent de celui que j’ai pu connaître dans mon parcours professionnel.
J’ai le sentiment à la fois de capitaliser sur tout ce que j’ai appris dans le monde de l’entreprise, en termes de gouvernance, de process, de communication, de relations humaines… et, en même temps, de découvrir un monde, des enjeux, des ambitions, des parcours, fort différents. Qu’aurais-je pu rêver de mieux pour une retraite active ?