Baromètre générosité 2022 - Don en confiance

Le Don en Confiance publie son 15e baromètre de la confiance dans les organisations qui font appel aux dons pour l’année 2022. Il ressort que dans un contexte de multiples crises et en dépit d’une tendance au repli sur soi, les Français ont fait preuve d’un important élan de générosité en réaction à l’invasion de l’Ukraine. Zoom sur la tendance actuelle en matière de générosité publique.

2022 : un élan de générosité envers la population ukrainienne


Le baromètre souligne qu’une majorité de Français préfère faire des dons pour lutter contre des problèmes à long terme (53 %) plutôt que pour répondre à une situation d’urgence (14 %) leur inspirant moins confiance. Une position paradoxale lorsque l’on sait qu’ils ont massivement donné pour l’Ukraine, mais qui explique sans doute pourquoi leur confiance générale à l’égard des associations et fondations faisant appel aux dons recule légèrement en 2022 (49 %, -5 points). Chez les donateurs réguliers, la confiance monte à 62 %. Bonne nouvelle également : les 18/24 ans sont 59 % à avoir confiance dans les associations et fondations qui font appel aux dons.

2022 : une année de crises


À la guerre en Ukraine s’ajoutent des crises économique, climatique, énergétique qui impliquent que les Français attendent davantage d’engagement de la part de l’État et des pouvoirs publics, notamment sur le plan de la protection de l’environnement. Si en 2021, ils étaient 39 % à faire davantage confiance aux associations et fondations pour agir, en 2022 ils ne sont plus que 32 %, soit une baisse de 7 points. Dans le même temps, la confiance dans les pouvoirs publics pour agir sur cette cause a augmenté de 2 points pour atteindre 26 % en 2022.

L’étude montre un fonctionnement similaire sur d’autres missions sociales et actions d’intérêt général où :

“Les Français ne semblent pas tant exprimer un recul de leur confiance à l’égard des associations et fondations qu’une attente accentuée envers l’État et l’action publique.”

Au-delà de ces fortes attentes envers les pouvoirs publics, la crise économique a pu occasionner un certain repli sur soi. 32 % des personnes interrogées (+9 pts vs 2021) expliquent ne pas donner à une association ou fondation ne se sentant pas solidaires de certaines causes ou estimant que cela ne sert à rien (24 % + 13 pts vs 2021).

Des leviers de confiance qui se maintiennent


Les principaux motifs de dons aux associations et fondations demeurent : la cause qu’elles défendent (61 %), la traçabilité des dons (57 %) et l’efficacité des actions menées (51 %). Parmi les facteurs qui jouent le plus sur la confiance des Français en faveur des associations et fondations, l’étude souligne des éléments qui témoignent de la rigueur de leur engagement : afficher clairement ses missions et s’y tenir (65 %), gérer rigoureusement les dons (65 %) et rendre compte des actions menées (64 %).