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La pandémie mondiale de coronavirus a mis en évidence l’importance vitale de l’accès à l’eau et à l’hygiène. Dix ans après la reconnaissance du droit humain à l’eau potable et à l’assainissement par les Nations Unies, la situation est critique: 2,2 milliards de personnes sont encore sans accès à des services d’alimentation domestique en eau potable rendant nécessaire la mobilisation des ONG dédiées au secteur.

A cet égard, la Coalition Eau vient de publier la synthèse de son étude intitulée « La contribution des ONG françaises à la coopération internationale pour l’eau et l’assainissement » menée en 2019. Soucieux de promouvoir un accès universel et durable à l’eau potable et à l’assainissement tout en préservant les ressources en eau dans les pays les plus vulnérables, le collectif a vu le jour en 2007. Composé à l’origine de 17 ONG, il en regroupe aujourd’hui 30 dont l’objectif consiste à faire entendre la voix de la société civile là où naissent les décisions politiques et financières ; là où se négocient aussi les stratégies de développement tant au niveau national qu’international.

L’enquête s’est adressée à l’ensemble des ONG de coopération internationale ayant des actions dans le domaine de l’eau, l’assainissement et l’hygiène. 44 ONG (dont Électriciens sans frontières, Action contre la Faim, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, Care France, la Croix-Rouge française, le Secours Catholique Caritas France, le Secours Islamique France ou encore Solidarités International, labellisées le Don en Confiance ) ont répondu aux questionnaires. Des entretiens individuels ont également été menés avec 17 de ces ONG. Les réponses ont permis de dresser un état des lieux des actions et contributions des acteurs associatifs du secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (EAH).

Les ONG, une plus-value importante pour la coopération internationale EAH

  • Une diversité de structures aux approches, expertises diverses (entrepreneuriat social, soutien aux acteurs publics, mobilisation de la société civile…) et tailles diverses, permettant une forte adaptation aux contextes spécifiques et une certaine complémentarité.
  • Une réponse d’urgence aux crises humanitaires.
  • Un ciblage des pays et zones les plus vulnérables, complémentaire à l’action de la coopération bilatérale française, avec une connaissance de terrain précise et des données indispensables dans des zones souvent délaissées par les services publics et les acteurs privés en recherche d’une certaine rentabilité.
  • Une préoccupation de résultats basés sur la réponse aux besoins des populations.
  • Une capacité d’innovation et d’expérimentation de solutions adaptées aux différents contextes sociaux, économiques, géographiques, anthropologiques…
  • Le sentiment de faire preuve de réactivité et d’efficience dans la réalisation des projets et des pratiques d’évaluation et de contrôle internes et externes souvent très poussées.
  • Des équipes locales et internationales expérimentées présentes depuis de nombreuses années dans un grand nombre de zones.
  • Une approche partenariale souvent mobilisée pour la réussite des projets avec des acteurs privés (bailleurs et opérateurs), publics (collectivités, partenaires locaux…) et d’autres ONG.
  • Une source d’emploi non négligeable en France et à l’international.
  • Un acteur essentiel de la mobilisation politique, du renforcement des sociétés civiles, et de la mobilisation associative bénévole dans des initiatives solidaires.