Eric Elghozi, bénévole au Don en Confiance

Membre de la Commission d’agrément depuis plus de 5 ans et contrôleur bénévole depuis 10 ans pour le Don en Confiance, Eric Elghozi a assuré ses dernières années de carrière en tant que Directeur général délégué au sein de Business France, un organisme au service du développement international des entreprises. Aujourd’hui en charge de 2 ONG à caractère international labellisées par le Don en Confiance, il nous fait part de son expérience au sein de l’association.

10 ans déjà !

10 ans que, ayant quitté l’EPIC où j’œuvrais, j’ai un beau jour choisi de rejoindre une organisation que je ne connaissais pas ! Elle répondait à plusieurs des critères de la nouvelle vie que je voulais mener : être utile, apprendre, faire fonctionner mes neurones, me régaler de rencontres, de réflexions. Et aussi rendre à cette société qui souffre, un peu de la chance qu’elle a toujours su me prodiguer.

Certes pendant des décennies, j’avais parcouru le monde pour promouvoir les savoir-faire des entreprises françaises. J’avais dirigé une belle maison, créé des expositions, analysé des situations, défendu des causes, reçu des personnalités de tous pays… Je savais bien des choses ! Mais je ne connaissais que peu de choses sur ce qui allait devenir une partie clef de ma deuxième vie professionnelle.

Alors après une suggestion de mes amis d’HEC bénévolat, un moment de réflexion, LA décision, les formations et hop, me voilà catapulté en tant que « Contrôleur » dans une magnifique organisation qui œuvre pour la solidarité internationale, et ensuite une organisation très différente, de plaidoyer. Plus tard, la Commission d’Agrément et de Contrôle, l’un des organes centraux du Don en Confiance m’a accueilli…

En 10 ans, certes j’ai pu me sentir parfois dépassé par la charge de travail, par ma méconnaissance de certains éléments, par le désir de dire, de conseiller…

Mais quelles véritables satisfactions quand guidant ces dizaines d’organisations, j’ai la certitude que notre accompagnement leur permet de progresser. Au détour d’une analyse, je vois la confiance des donateurs augmenter. Ou lorsque, dans mes cercles de relations ou d’amis, la question « à qui devrais-je donner? » trouve une réponse argumentée. En prenant un peu de recul, je comprends ce qu’est cet univers associatif, toujours en mouvement, sans cesse en recherche, n’ayant que comme seul objectif un monde meilleur, plus serein, plus juste…

 Et cet apport, infiniment modeste, que je peux faire à ces milliers de bénévoles, de chercheurs, de militants, de collaborateurs dans le monde entier, répond parfaitement à cet espoir un peu illusoire au seuil de ma nouvelle vie : utilité sociale et morale, apprentissage, partage, …

Je n’oublie pas aussi tous mes compères du Don en confiance : écouter et être écouté, partager cette énergie, analyser ensemble, respecter l’autre, et ne pas oublier cette bienveillance qui parfois confine à l’amitié, être un groupe, être une équipe mais aussi savoir observer seul, apporter sa touche, sa connaissance, sa compréhension et entendre une autre analyse, une autre compréhension…

10 ans déjà, et l’essentiel est là : j’ai depuis bien compris que si la générosité publique est l’un des moteurs du fonctionnement de ces organisations, l’éthique, la transparence, la probité associées à leur capacité d’évolution seules engendrent la confiance, et alors peut-être, ce monde progresse-t-il, un peu grâce à nous.

Bravo, les Associations et Fondations, bravo, le Don en Confiance.

Alors que la pandémie de COVID-19 a bouleversé nos modes de vie, la Fondation de France vient de publier son baromètre annuel de la philanthropie révélant une belle résistance des fondations et fonds de dotation dans ce contexte délétère. Face à la crise, le secteur a fait preuve d’une forte réactivité et capacité d’adaptation pour maintenir et renforcer son engagement mettant en œuvre rapidement des actions ciblées vers les populations les plus touchées. Parallèlement la mobilisation des français a été remarquable pour répondre aux urgences sanitaires. Selon le baromètre de la générosité 2020 de France générosités, une augmentation exceptionnelle des dons de +13,7% a été observée en 2020, progression historique rattrapant la baisse de la collecte de 2018. Zoom sur le baromètre de la philanthropie 2021.

Un dynamisme confirmé en 2020 pour le secteur de la philanthropie

En 2020, le secteur des fondations a poursuivi sa progression à un rythme soutenu (+ 5 % en un an) : le nombre d’entités en activité a progressé de 239, dont 85 fondations et 154 fonds de dotation. Au total, on compte 2 700 fondations et près de 1 950 fonds de dotation en activité.

Un engagement fort des fondations et fonds de dotation durant la crise sanitaire

En 2020, un quart des fondations et fonds de dotation a développé son activité, notamment les structures gestionnaires d’hôpitaux et de maisons de retraite. Si la majorité d’entre eux a connu une hausse des dépenses en raison de l’augmentation des montants engagés pour mener leurs actions d’intérêt général, 85 % ont maintenu les subventions qu’ils avaient prévu de verser à leurs bénéficiaires. Un signe fort du soutien qu’ils ont tenu à apporter aux associations durant cette période.

Des fondations et fonds de dotation agiles face aux nouveaux enjeux

Durant la crise sanitaire, le secteur a montré une forte capacité d’adaptation.

Les fondations ont su innover en développant de nouvelles actions, notamment en direction des enfants et des jeunes. Viennent ensuite les personnes en difficulté économique, les personnes âgées, les familles et les personnes malades ou en situation de handicap. L’action sociale reste le domaine d’intervention prioritaire. La quasi-totalité de celles qui ont mis en place de nouvelles actions ou de nouveaux partenariats vont les poursuivre au-delà de la crise.

« Malgré la crise, la progression du nombre et de l’activité des fondations et des fonds de dotation témoigne de la mobilisation exceptionnelle et indéfectible du secteur de la philanthropie pour répondre aux urgences sanitaires et sociales auxquelles nous sommes confrontés. Dans un contexte bouleversé, l’engagement philanthropique a démontré toute sa pertinence, mais aussi sa capacité d’innovation et d’adaptation aux besoins prioritaires. Après la réponse à l’urgence, les fonds et fondations travaillent d’ores et déjà à la réorientation de leur stratégie pour s’adapter aux défis du monde post-Covid».

Axelle Davezac, Directrice générale de la Fondation de France

En savoir plus

Consulter le :
> Baromètre annuel de la philanthropie 2021
> Baromètre de la générosité 2020